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Flashback : Juin 1909 : un séisme de 6.2 en Provence


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Volcanisme en France : le Pavin encore actif

jeudi 3 juin 2010 par LOLOpsw

Le séisme de Rognes-Lambesc de 1909 est le plus important survenu en France depuis 1900.

Volcanisme en France : le Pavin encore actif + légendes

Le séisme de Rognes-Lambesc de 1909 est le plus important survenu en France depuis 1900. L’intensité maximale estimée de ce séisme était de IX sur l’échelle MSK ce qui correspond à des dommages généralisés aux constructions et sa magnitude était de 6.2 sur l’échelle de Richter.

Un séisme d’une telle ampleur ce produit en moyenne une fois par siècle en France.

Source

le 11 juin 1909 vers 21h15, eut lieu le dernier tremblement de terre très meurtrier en France métropolitaine. Ce séisme se produisit au Nord des Bouches-du-Rhône, à 20 km au NO d’Aix en Provence. Il fit 46 morts et au moins 250 blessés.

Plusieurs milliers de logements ont été détruits ou endommagés gravement (dont 1 500 à Aix-en Provence). Le village de Lambesc fut entièrement détruit. Rappelons aussi que la dernière victime pour cause de séisme en France métropolitaine est morte en 1967, lors du séisme dit d’Arette (Pyrénées Atlantiques) où une vieille dame mourut.

Sources : De nombreuses photos ou cartes postales témoignes encore de l’ampleur des dégâts.

planet-terre.ens-lyon.fr

www.seisme-1909-provence.fr

[LOlopsw] : La fréquence des séismes assez puissants en Provence (un tout les 100 ans environ) incite à la plus grande prudence dès maintenant dans cette région : le cycle est atteint... (source) :

Volcanisme en France : le Pavin encore actif

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lac Pavin, Auvergne

Célèbre lac d’Auvergne, le lac Pavin occupe ce que l’on appelle le cratère de maar d’un volcan dont la dernière éruption remonte à 6.700 ans environ. Mais certains chercheurs affirment qu’il a peut-être été le siège d’une activité volcanique il y a seulement 700 à 800 ans, ce qui en ferait un volcan actif. Et sa ressemblance avec le lac Nyos, de sinistre mémoire pour avoir causé près de deux mille morts, a conduit à l’étudier de plus près.

Selon la définition de la United States Geological Survey (USGS), un important organisme gouvernemental américain, un volcan est considéré comme actif s’il a subi une éruption durant les dix mille dernières années. A cette aune, le volcan responsable de la formation du lac Pavin est bel et bien un volcan actif.

Le Pavin tire son origine d’une éruption phréatomagmatique. Quelque part en profondeur, il y a environ 6.700 ans, du magma en train de remonter dans la région de la Chaîne des Monts Dore est entré en contact avec une nappe phréatique. La chaleur a vaporisé une importante quantité d’eau, provoquant une explosion très violente. Une récente éruption de ce type en Alaska donne une idée de l’effrayant spectacle pour d’éventuels spectateurs de l’époque. L’eau a ensuite envahi le cratère ainsi formé, qu’on appelle un maar, pour former un lac.

Un lac sous surveillance

Il se trouve que le lac Pavin ressemble beaucoup au tristement célèbre lac Nyos, au Cameroun. En août 1986, une brutale libération d’un énorme volume de gaz carbonique s’est produite dans les eaux de ce lac, provoquant la mort par asphyxie de plus de 1.700 personnes habitant le village voisin. Pour expliquer ce terrible phénomène, l’une des hypothèses proposées, majoritairement admise sans faire l’unanimité, est celle d’une accumulation progressive de gaz carbonique dissous dans les profondeurs du lac suite à un dégazage volcanique lent mais continuel. Pour une certaine raison, ce gaz dissous aurait été libéré brutalement.

Mais selon certains chercheurs, à la suite des observations faites sur le terrain en août 86 par Haroun Tazieff et ses équipiers, dont François Le Guern, une autre hypothèse fut émise qui collerait mieux avec les faits.

L’événement du lac Nyos serait en fait une éruption phréatomagmatique d’un type particulier, ne faisant principalement que libérer une importante quantité de gaz carbonique.

Le Pavin pourrait-il être le siège d’un événement de ce genre ? C’était l’opinion de Tazieff et de la plupart de ses équipiers, au retour de Nyos.

Le risque est étudié depuis longtemps et tout indique qu’il n’y a pas lieu de s’affoler. En particulier, la teneur en gaz carbonique du fond du lac semble trop faible pour qu’on puisse imaginer une libération selon le mécanisme majoritairement adopté pour expliquer la catastrophe de Nyos.

Toutefois, selon de nouvelles recherches mentionnées sur le site de la Direction départementale de l’Equipement du Puy-de-Dôme (DDE) et conduites par deux experts indépendants (Pierre Lavina, géologue-volcanologue, et Thierry del Rosso, ingénieur hydrogéologue-géotechnicien), il se pourrait que la dernière activité du Pavin soit beaucoup plus récente que l’on ne le pensait. Voici trois de leurs conclusions que l’on trouve sur le site de la DDE :

* Alors que le système éruptif Montchal-Pavin est daté communément de 6.700 ans, il existerait des indices d’activités plus récentes : une deuxième phase volcanique il y a 3.500 ans, de petites éruptions et des activités phréatiques (geysers et solfatares) il y a 1.000 à 2.000 ans et, aujourd’hui encore, des émanations gazeuses diffuses ;

* Le lac aurait débordé à plusieurs reprises au cours de son histoire géologique. Le plus récent événement aurait déposé il y a près de mille ans des coulées de boues dans la vallée de la Couze au-delà de Besse ;

* Des glissements importants de terrain se seraient produits dans le lac au cours du dernier millénaire.

Légendes

La légende prétend que la ville de Besse aurait été engloutie par le Lac Pavin. Deux chercheurs pensent que le mythe pourrait s’appuyer sur des faits réels.

« Ici, on naît au milieu des lacs et des montagnes. On respecte la nature. Je veux dire... On la craint. » Yves parle d’une voix basse, comme s’il redoutait que le lac Pavin l’entende. Depuis des années, il guide les randonneurs autour des eaux sombres du site. Il a beau connaître le parcours comme sa poche, il sait qu’il ne percera jamais son mystère.

Depuis l’enfance, les vieux du coin lui racontent des histoires effrayantes sur son compte : portes de l’enfer, larmes du diable... On dit même qu’il aurait englouti la ville de Besse, comme jadis l’Atlantide.

« Dans toutes les légendes, il y a une part de vérité », assure-t-on au village.

Catastrophe

C’est aussi ce que pensent deux chercheurs, Thierry del Rosso, hydrogéologue, et Pierre Lavina, docteur en volcanologie. Pour eux, il est arrivé une catastrophe au Moyen Age, ici. « Autour de 1250, une montée des eaux du Pavin aurait ennoyé la ville », selon Thierry del Rosso, emportant avec elle des maisons et leurs occupants, ce qui expliquerait pourquoi la plupart des édifices de Besse ont été bâtis après cette époque.

Les livres d’histoire n’en disent rien. « Il y a un trou noir dans les archives avant 1270, note l’archéologue Dominique Allios. On sait juste que des centaines de villages en Auvergne ont disparu au Moyen-âge pour des raisons inconnues ». Conflit ? Épidémies ? Catastrophes naturelles ? Les hypothèses varient.

Des ossements découverts

A Besse, seules les exampla - de courtes fables en occitan - semblent témoigner d’une sorte de déchainement des éléments, dans le passé. Elles évoquent des « choses rougeoyantes » , « des arbres calcinés » , « un ciel couvert de cendre ».

« Ma conviction, c’est que les textes décrivent une éruption » assure Thierry del Rosso. Et c’est cette éruption qui pourrait avoir provoqué la montée des eaux.

L’Histoire en aurait laissé des traces. Ces coulées de boue en amont de Besse. Ces ossements d’hommes et d’animaux, ces céramiques retrouvés au même endroit et que les experts ont datés au XIIIe siècle. Les ponts de Saint-Floret et de Saurier protégés par une statue de la Vierge, comme une superstition pour éloigner le danger aquatique. Les avantages rares en matière d’impôt, de commerce que les seigneurs de la Tour d’Auvergne accordèrent à ceux qui s’installaient autour du Lac Pavin, en 1270. Comme un agent immobilier ferait un prix d’or pour une maison élevée sur un champ de mines.

Le doute des scientifiques

« Beau scénario mais pas de preuve tangible » contredit Pierre Boivin, chercheur au Laboratoire Magmas et Volcans de Clermont-Ferrand. « Les ossements découverts ne sont peut-être que les vestiges d’un ancien cimetière ou d’une fosse ». Quant aux coulées de boue, difficile de les dater. Les scientifiques doutent, les historiens aussi. « A la fin du XIIIe siècle, Besse était une ville de foire très prospère car située sur la route de la transhumance estivale » observe Josianne Teyssot, enseignante à la faculte d’Histoire clermontoise. Est-il possible qu’elle ait connu une telle activité après une catastrophe ?

Les recherches se poursuivent. Mais sans archive, la vérité historique risque d’être aussi obscure que le fond du lac.

Thibaut SOLANO pour lamontagne.fr

Une autre légende (récente !) de la région, où le lac est cité :

En 1983, la relique de Saint-Bénilde disparaît à l’église de Saugues. Tandis que la population s’interroge, une paroisienne trouve la clé de l’énigme... à sa façon.

Ce matin d’avril 1983, il y a quelque chose qui cloche à l’église de Saugues. Marie Chassain, la sacristine, le remarque rapidement. La grille au-dessus de l’autel a été ouverte. Et la châsse de Saint Bénilde qu’elle protégait a disparu.

C’est un coffre où reposent les os du premier instituteur public de la commune, Pierre Romançon, canonisé en 1967 (St Bénilde).

Songe d’une nuit de printemps

Même si la valeur de l’objet n’est que morale, le prêtre de la paroisse, le père Bongiraud, soupçonne un cambriolage hasardeux. Aussitôt, il alerte la gendarmerie qui diffuse un avis de recherche dans la presse locale.

Dans cette commune très croyante, où les croix balisent les ruelles, c’est peu dire que le vol scandalise la population. Et à mesure que les jours s’écoulent, sans nouvelle de saint Bénilde, l’espoir s’amenuise.

Jusqu’à ce que le père Bongiraud reçoive une étrange visite, un mois après la disparition. C’est une ancienne catéchiste de 86 ans, qui loge à la maison de retraite d’à côté. « Mon père... Je sais où se trouve la châsse de saint Bénilde, lui dit-elle. Et vous ne la retrouverez jamais ! » Perplexe, l’homme d’Église lui demande quelques éclaircissements. « Elle est au fond de l’océan. Je l’ai vue... dans mon rêve ! »

Sur le moment, le curé n’accorde qu’une attention relative aux propos de la paroissienne. Cela ne durera pas.

Au fond de l’océan

Vient le 13 juin, deux mois après le vol. Ce matin-là, le prêtre de Saugues reçoit un appel de la gendarmerie. « Nos collègues de Biarritz ont retrouvé la châsse » entend-il au téléphone. Biarritz ? Si loin ? « Figurez-vous qu’elle était au fond de l’océan atlantique ! »

Quelques jours plus tôt, trois plongeurs qui poursuivaient une étoile de mer s’étaient laissés entraîner à huit mètres de profondeur, au large de la station balnéaire. C’est là qu’il avaient aperçu l’objet, brillant, en équilibre instable sur un rocher, au-dessus d’une cavité sous-marine.

Et c’est ainsi que la châsse a retrouvé sa place, le jour anniversaire de Saint Bénilde. Sans plus d’explication, sans que les auteurs du vol ne soient jamais retrouvés.

Océan ou gour de l’enfer

Vision ? Clairvoyance ? Bertrand Méheust, un professeur de philosophie qui étudie et croit à la parapsychologie, reste prudent. « Cela y ressemble car ce genre de phénomène se produit souvent pendant les rêves. Mais l’océan, cela reste encore imprécis. Pour éliminer la coïncidence, il aurait fallu davantage de détails. »

Contre toute attente, l’ancien curé de Saugues n’est pas le moins rationnel. « Je ne pense pas que ce soit un miracle. La dame âgée était très pieuse, avait toujours vécu en Haute-Loire. Elle n’avait sans doute jamais vu l’Atlantique ». Selon lui, la « prédiction » aurait un autre sens : « En parlant d’océan, elle désignait plutôt le gour de l’enfer ».

En Haute-Loire, une légende raconte en effet qu’un lac démoniaque avalerait tout ce qui s’approcherait un peu trop près de lui, hommes comme objets. Il faut croire que Saint Bénilde n’était pas à son goût.

Thibaut SOLANO pour lamontagne.fr


Forum

  • légendes volcaniques
    5 juin 2010, par LOLOpsw

    Les volcans sont souvent mêlés aux légendes locales ;)

    En voici un court exemple, sur le volcan Lengaï (Tanzanie) et une légende Masaï :

    « Engaï, l’être suprême, avait trois fils auxquels il fit trois dons. Au premier il donna une flèche afin qu’il tire sa subsistance de la chasse. Au second il offrit une houe pour cultiver la terre. À Natero Kop, son troisième fils, il confia un bâton pour mener les troupeaux. Celui-ci est le père des Masaïs. L’endroit où eut lieu cet événement est une montagne solitaire, aux confins de la vallée du rift africain. Un volcan sacré que les Masaïs appellent : Doinyo Lengaï »

    Ce volcan, âgé de 370.000 ans, est l’un des plus grands volcans de la région. Il est ainsi appelé dans la langue Masaï, ce qui signifie "montagne des dieux". Situé dans le Nord de la Tanzanie, il s’élève à 2.000 mètres environ, non loin des fameuses réserves animalières du Serengeti. Il est le seul volcan actif de cette zone et vraiment hors du commun. C’est en effet le seul de la planète à émettre des carbonatites, des laves riches en carbonates de sodium, fer et calcium, alors que les autres volcans du globe crachent des laves essentiellement siliceuses, comme celui que nous connaissons bien, le Piton de la Fournaise. Cette composition chimique particulière se traduit par l’émission d’une lave noire et très fluide lorsqu’elle est en fusion, devenant blanche comme neige en refroidissant.

    Parler de ce volcan unique, c’est également parler d’un peuple tout aussi particulier : la tribu Masaï, célèbre pour ces guerriers dont les vies se concentrent autour de leur bétail. Cet endroit est aussi porteur de légendes très riches. Ainsi, la tradition orale rapporte que c’est là, sur cette montagne sacrée, que naquit le père des Masaïs, Natero Kop, fils du dieu Engaï. C’est un lieu enfin où coexistent l’Histoire des volcans de cette région du globe et les racines de l’humanité. En effet, en 1979, on y a découvert les plus anciennes traces d’hominidés (pour l’époque, note de LOlopsw), vieilles de 3,6 millions d’années et conservées dans des tufs volcaniques.

    Sagesse Masaï Dans la culture Masaï, une cérémonie marque l’élévation du guerrier à l’âge d’aîné. Elle dure quatre jours et commence par la construction d’une manyata de 49 maisons ainsi que d’une maison de cérémonie en son centre. Elle se poursuit par le rituel de l’abattage de plusieurs bouvillons, mais s’exprime surtout par le rasage des longs cheveux des guerriers par leur mère. Un moment chargé d’émotion. À la fin de la cérémonie la manyata est abandonnée. Le guerrier devenu aîné junior peut alors se consacrer au mariage, fonder une famille, agrandir son cheptel, participer à la vie et au développement de la société masaï. Il reçoit ce message plein d’intelligence : « Maintenant que tu es un aîné, laisse tomber tes armes, et sers-toi à la place de ta tête et de ta sagesse ».

  • Flashback : Juin 1909 : un séisme de 6.2 en Provence
    4 juin 2010, par UN chouka
    C’est une trés belle note ,pleine de mystères.
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