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Pandémie A/H1N1 : L’OMS explique le mode d’emploi du vaccin
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Envoyer par courrieljeudi 16 juillet 2009 par zef
(Source : Santé log)

Le Groupe d’experts-conseils stratégique (SAGE) de l’OMS (photo ci-contre) qui planche sur la meilleure façon de protéger la planète contre le virus A/H1N1 s’est réuni à Genève et a publié lundi 13 juillet les recommandations quant à la vaccination ciblée. Vu la situation : la pandémie actuelle en expansion, les incertitudes quant à la disponibilité d’un vaccin antigrippe saisonnière et celle d’un vaccin anti-H1N1, et sachant qu’il faut faire bon usage des vaccins, les experts ont défini trois objectifs à conseiller aux pays membres pour adapter leur stratégie anti-pandémie : Protéger l’intégrité du système de santé et les infrastructures critiques du pays, réduire la morbidité et la mortalité (tout faire pour…) et réduire la transmission communautaire du virus pandémique.
Il s’agit là d’éléments-clés des plans de préparation pandémique, cela va sans dire, mais il vaut mieux le (re)dire à certains… Les stratégies vaccinales sont variables selon les pays leur situation épidémiologique, leurs ressources, leur capacité d’accès aux vaccins, l’essentiel étant d’atteindre au mieux ces 3 objectifs.
Bien que la sévérité de l’actuelle pandémie soit considérée comme modérée et que les patients ne subissent qu’une maladie limitée et sans complications, certains groupes à risque telles les femmes enceintes et les personnes atteintes d’asthme et d’autres affections chroniques, telle l’obésité morbide, semblent avoir un risque accru de maladie sévère et de décès après infection. Puisque l’extension du virus pandémique semble impossible à arrêter, le vaccin est nécessaire à tous les pays. Le SAGE insiste sur l’importance de parvenir à l’égalité d’accès au vaccin anti-H1N1 de tous les pays.
Les experts ont pu ainsi formuler les recommandations suivantes à la Directrice générale de l’OMS, le Dr Margaret Chan :
Tous les pays doivent vacciner leurs professionnels de santé en priorité pour sécuriser leur système de santé. S’il n’y a pas assez de vaccin dans l’immédiat, une approche par groupes doit être adoptée, selon un ordre de priorité à définir pays par pays : femmes enceintes, enfants de plus de 6 mois atteints d’une maladie chronique, jeunes adultes en bonne santé de 15 à 49 ans, enfant en bonne santé, adultes en bonne santé de 50 à 64 ans, adultes en bonne santé à partir de 65 ans.
La sécurité des vaccins n’a pas encore été évaluée à large échelle dans ces groupes de population même si les technologies modernes savent produire des vaccins pandémiques. Il est donc essentiel de mettre en place une surveillance post-commercialisation de la plus haute qualité. De plus, la diffusion rapide dans la communauté internationale des résultats des études d’immunogénicité, de sécurité et d’efficacité sera indispensable pour permettre aux pays d’adapter leur politique nationale d’immunisation.
Dans le but d’anticiper la disponibilité limitée de vaccins au niveau mondial et de se protéger d’un potentiel glissement antigénique du virus A/H1N1 [un nouveau virus porcin mixte H1N1/H3N2 a été identifié il y a quelques jours chez deux Canadiens], le SAGE souligne l’importance de la production et de l’utilisation de vaccins avec adjuvants et virus vivants atténués.
Comme l’essentiel de la production du vaccin de la grippe saisonnière 2009-2010 pour l’hémisphère nord est presque achevée et ne risque pas d’affecter la production du vaccin pandémique, le SAGE n’estime pas nécessaire de recommander que la production pour la grippe saisonnière soit détournée au profit de la production de vaccin pandémique.
Le SAGE (Strategic advisory group of experts) a été mis en place en 1999 par l’OMS en tant que groupe d’experts pour les problèmes de vaccination et d’immunité vaccinale. Il est composé de 15 membres internationaux représentatifs de diverses spécialités : épidémiologie, santé publique, vaccinologie, pédiatrie, médecine interne, infectiologie, immunologie, pharmacie, etc. Les experts du SAGE peuvent auditionner des experts extérieurs : administrateurs de systèmes de santé, conseillers, économistes de la santé… Il comporte actuellement 5 groupes de travail : grippe A/H1N1, grippe A.H5N1, vaccin polio inactivé, hépatite B, rougeole






