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Ces pierres mystérieuses témoignent-elles du site du Jardin d’Eden ?


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mardi 3 mars 2009 par NewsOfTomorrow

Source : Dailymail. Traduction Jsf.

Pour le vieux berger kurde, c’était juste un jour de plus dans la chaleur des plaines vallonnées de l’Est de la Turquie. Suivant son troupeau dans les collines arides, il est passé près de l’unique mûrier, que les habitants de la région considèrent comme ’sacré’. Les cloches de son troupeau sonnaient tranquillement. Puis il a vu quelque chose. Il s’est accroupi, a fait partir la poussière, et mis à jour une pierre étrange, grande et oblongue.

L’homme a regardé autour de lui : il y avait des pierres en rectangle similaires, émergeant des sables. Rappelant son chien, le berger s’est résolu a informer quelqu’un de ses trouvailles lorsqu’il sera revenu au village. Peut-être que les pierres étaient importantes.

Elles l’étaient certainement. L’homme solitaire, durant ce jour d’été de 1994, avait fait la plus grande découverte archéologique en 50 ans. D’autres diront qu’il a fait la plus grande découverte archéologique de tous les temps : un site qui a révolutionné la façon dont nous considérons l’histoire humaine, l’origine de la religion - et peut-être même la vérité à propos du Jardin d’Eden.

Le site a été qualifié d’’extraordinaire’ et de ’plus important’ du monde.

Quelques semaines après sa découverte, les nouvelles de la trouvaille du berger sont parvenues aux conservateurs du muséum dans l’ancienne cité de Sanliurfa, à dix miles au sud-ouest des pierres.

Ils ont contacté l’Institut Archéologique Allemand à Istanbul. Et donc, à la fin de 1994, l’archéologue Klaus Schmidt est venu sur le site de Gobekli Tepe (prononcer Go-bekli Tep-aye) pour commencer les fouilles.

Comme il l’a dit : "Dès que je suis venu et que j’ai vu les pierres, j’ai su que si je ne m’en allais pas tout de suite, je serai ici pour le reste de ma vie.’

Une découverte remarquable : une frise à Gobekli Tepe

Schmidt est resté. Et ce qu’il a découvert est stupéfiant. Les archéologues du monde entier sont d’un accord rare à propos de l’importance du site. ’Gobekli Tepe a tout changé,’ dit Ian Hodder, de l’université de Stanford.

David Lewis-Williams, professeur en archéologie à l’université de Witwatersrand à Johannesburg, a dit : ’Gobekli Tepe est le site d’archéologie le plus important du monde.’

Certains vont même plus loin et disent que les implications sont incroyables. Comme le dit le professeur de l’université de Reading : ’Gobekli Tepe est trop extraordinaire pour que mon esprit le comprenne.’

Alors qu’est-ce qui a enthousiasmé et stupéfait le sobre monde académique ?

Le site de Gobekli Tepe facile à décrire. Des pierres oblongues, découvertes par le berger, se sont révélées être le haut, plat, de mégalithes en forme de T. Une version plus fine et gravée des pierres d’Avebury ou de Stonehenge.

La plupart de ces pierres levées sont gravées d’images bizarres et délicates - majoritairement des sangliers et canards, de chasse et de jeux. Des serpents sinueux sont un motif courant. Certains des mégalithes montrent des écrevisses et lions.

Les pierres semblent représenter des formes humaines - certaines ont des ’bras’ stylisés, qui forment un angle sur les côtés. Le site semble avoir la fonction d’un temple ou d’un lieu pour les rituels, comme les cercles de pierre en Europe occidentale.

À ce jour, 45 de ces pierres ont été dégagées - elles forment des cercles de 4.5 à 10 mètres - mais il y a des indices qui montrent qu’il y en a beaucoup d’autres à venir. Des études géomagnétiques montrent qu’il y a des centaines d’autres pierres levées, qui attendent juste de sortir de terre.

Jusqu’ici, c’est remarquable. Si Gobekli Tepe était juste ça, ce serait déjà un site éblouissant - un Stonehenge turque. Mais plusieurs facteurs uniques envoient Gobekli Tepe dans la stratosphère archéologique - et l’univers du fantastique.

Le Jardin d’Eden revient à la vie : cette histoire a-t-elle commencée à Gobekli Tepe ?

La première chose, c’est son ancienneté frappante. Des datations au carbone montrent que le complexe a au moins 12,000 ans d’âge, peut-être même 13,000 ans.

Ce qui veut dire qu’il a été construit il y a environ 10,000 ans. En comparaison, Stonehenge a été construit il y a - 3,000 ans [- 6000 selon d’autres sources] et les pyramides de Gizeh il y a - 2,500 ans [- 6000 ou - 10,000 selon d’autres sources].

Gobekli est donc le plus vieux site du monde. Il est si vieux qu’il date d’avant la vie humaine sédantarisée. Il date d’avant la poterie, d’avant l’écriture, d’avant tout. Gobekli vient d’une partie de l’histoire humaine qui est à une distance inimaginable.

Comment des hommes des cavernes ont construit quelque chose de si ambitieux ? Schmidt pense que les bandes de chasseurs se sont réunies sporadiquement à ce site, vivant dans des tentes en peau d’animal, etc.

Les nombreuses pointes de flèches trouvées autour de Gobekli viennent à l’appui de cette thèse : elles permettent aussi de dater le site.

Cette révélation, que des chasseurs-cueilleurs de l’âge de pierre ont pu construire un site comme Gobekli change tout, parce qu’elle implique que la vie des chasseurs-cueilleurs dans cette région de Turquie était bien plus avancée que nous le concevions - ainsi qu’incroyablement sophistiquée. [Jsf : dans le cadre des travaux de chercheurs qui ne sont pas alignés sur la science officielle, comme Michael Cremo, il n’y a rien de surprenant].

Le berger qui a découvert Gobekli Tepe

C’est comme si les dieux sont descendus du ciel et ont construit Gobekli pour eux-mêmes.

Jsf : un éclair de lucidité ? S’en suit un passage qui rapproche l’histoire de l’Eden dans la Bible et le site de Gobekli, je ne l’ai pas traduit. Autres photos :

De nombreuses pierres de Gobekli sont gravées d’images ’bizarres et délicates’.

Il y a quelques années, les archéologues près du site de Cayonu ont mis à jour un amas de crânes humains. Ils ont été retrouvé dans une dalle de type autel, maculée de sang humain.

Jsf : Ce qui confirme la prémisse que ce site est probablement aux antipodes de Stonehenge. Sur un autre lien, on lit : "Le site est dépourvu des symboles de fertilité qui ont été trouvé sur d’autres sites néolithiques, et les colonnes en forme de T, bien que clairement semi-humaines, sont asexuées. "Je pense que nous sommes en face de la plus ancienne représentation des dieux", a dit Schmidt. "Ils n’ont pas d’yeux, pas de bouche, pas de visage, mais ils ont des bras et des mains. Ce sont des constructeurs."

On n’est pas sûr, mais ce pourrait être les preuves les plus anciennes de sacrifice humain : un des comportements de l’homme les plus inexplicables et qui n’aurait pu exister qu’en cas de stress social extrême.

Les experts peuvent débattre pour Cayonu. Mais ce que personne ne nie, c’est que des sacrifices humains se sont déroulés dans cette région, et se sont répandus en Palestine, au pays de Canaan et en Israël.

Des preuves archéologiques suggèrent que les victimes étaient tuées dans d’énormes fosses mortelles, les enfants enterrés vivant dans des jarres, d’autres cuits dans des vases en bronze.

Ces actes sont les plus incompréhensibles qui soient, à moins que vous comprenez que les gens avaient appris à craindre leurs dieux, parce qu’ils ne se trouvaient pas au paradis. Alors ils ont cherché à apaiser les cieux en colère.

Cette sauvagerie peut, en effet, tenir la clef d’un mystère final. Les pierres étonnants et les frises de Gobekli Tepe ont été préservées intactes pour une étrange raison.

Il y a longtemps, le site a été délibérément et systématiquement enterré - un travail aussi remarquable que les gravures sur les pierres

Vers - 8,000, les créateurs de Gobekli ont enterré leur temple glorieux sous des milliers de tonnes de terre, créant les monts artificiels sur lesquels marchait le berger kurde en 1994.

Personne ne sait pourquoi Gobekli a été enterré.

* The Genesis Secret par Tom Knox est publié par Harper Collins le 9 mars

(Voir aussi 1, 2)

Jsf : Cet article me fait évidemment penser aux descriptions de l’Eden par Anton Parks :

Vous dressez un parallèle fascinant entre la notion d’Eden sumérien et le paradis des Grecs, le jardin des Hespérides grâce à la décomposition étymologique à l’aide du syllabaire sumérien. On s’aperçoit qu’il ne s’agit pas de lieux mythologiques mais d’infrastructures colonisatrices très réelles de production. De plus, votre récit montre clairement que les Dieux de la mythologie grecque ne sont que des avatars, des représentations ou des traces dans la mémoire collective de ce peuple antique des "Dieux" extraterrestres colonisateur Gina’abul sumérien. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Anton Parks : Le terme sumérien utilisé sur les tablettes pour désigner la plaine mésopotamienne où se déployaient les cultures Gina’abul est EDIN ou EDEN. Ainsi donc, le terme hébreu ( ?) Eden est manifestement tiré du mot sumérien Edin, également écrit Eden, et généralement traduit en : "la plaine", "la steppe", "l’épine dorsale", "la crête" (d’une montagne) ; "le(s) champ(s)" et le "désert". De même, Le terme hébreu Gan (jardin) provient sans aucun doute, lui aussi, du sumérien Gán ("culture agricole" ; "champ"). Ceci prouve une fois encore que les Hébreux se servirent des textes sumériens pour créer une partie de l’Ancien Testament. Ce mot passa dans leur vocabulaire mais perdit son sens d’origine ; le Gán-Edin "le champ de l’Edin" devint le Gan Eden, "le jardin d’Eden", un endroit qu’on aime à dire qu’il fut un paradis, alors que l’Edin sumérien (la plaine) était un monstre économique où les ouvriers travaillaient péniblement le sol. Si l’Eden était loin d’être un paradis, pourquoi les traditions font-elles justement cet étonnant amalgame entre le champ primordial où les premiers humains-esclaves travaillaient pour les "dieux" et un lieu idyllique nommé Paradis ? En fait, c’est dans le grec ancien que se trouve la réponse. Le mot paradis est la transcription du grec Paradeisos qui signifiait originellement "parc clos où se trouve les animaux sauvages", terme finalement transcrit en "jardin" à l’époque hellénistique. Toutefois, ce "paradis" existait bien et se trouvait effectivement dans les hauteurs du Taurus, il s’agit de Kharsağ, la cité des "dieux" et de son jardin, celui de Ninmah. Mais la charge de travail en cet endroit était, elle aussi, assez lourde. Je dissocie effectivement deux "Eden" présents dans l’histoire des "dieux" sumériens. Le premier est donc l’Edin (la plaine mésopotamienne ; les champs) et le second est l’Eden, le jardin de Ninmah, qui se place au début de la chaine de montagne du Taurus (au sud) auprès de la cité de Kharsağ où logeaient les Ušumgal et une petite partie des Anunna. Cette dernière définition est en accord avec l’essence même du terme Eden ("l’épine dorsale", "la crête" d’une montagne) puisque le jardin de Ninmah se trouvait bien dans les montagnes. Le scientifique Gerry Zeitlin et moi pensons avoir localisé le Kharsağ Gina’abul et son jardin à l’aide des éléments que j’ai en "mémoire". Nous y avons passé beaucoup de temps, surtout Gerry ! Même si le terrain a changé et qu’il semble plus bas aujourd’hui, il parait correspondre à un endroit qui se nomme aujourd’hui Kara-dag et qui n’est pas très loin du lac de Van dans le Taurus, près d’un des affluents du fleuve Tigre.

Concernant l’histoire des Hespérides, il s’agit des gardiennes du verger des dieux. La version commune est celle d’un jardin merveilleux planté de pommiers. Or, le terme grec mêlon désigne deux choses différentes qui sont à la fois "un fruit rond", plus précisément "une pomme", mais aussi "un mouton" ! Nous ne pouvons qu’apprécier ces découvertes, car des "Hespérides", c’est-à-dire des Santana (chefs de plantations) et Šandan (arboricultrices, horticultrices) veillaient effectivement sur des fruits en Eden (le jardin de Kharsağ) et d’autres gardaient un troupeau de moutons assimilés aux êtres humains travaillant dans le champ primordial en Edin (la plaine mésopotamienne). Ceci est d’ailleus en accord avec notre découverte précédente, à savoir que le mot paradis est une transcription du grec Paradeisos qui signifiait originellement "parc clos où se trouve les animaux sauvages". Ces Ádam (animaux en sumérien) sont bien les ouvriers de l’Edin au service des "dieux". Didore de Sicile, lui-même, a écrit que le jardin des Hespérides renfermait un "troupeau de moutons" Est-il étonnant de que le terme sumérien LU traduise à la fois "des hommes" et "des moutons" ?!… La tradition a, malgré tout, gardée l’idée de pommes plutôt qu’un troupeau de moutons. Pourtant la langue des "dieux" confirme les dires de Didore de Sicile. En décomposant le terme Hespérides en suméro-akkadien cela donne EŠ (beaucoup, nombreux), PE ou PI (corbeille), RID ou PISAN2 (récipent, panier). Sachant que les Hespérides sont des femmes, EŠ-PE-RID va se traduire en "les nombreuses aux corbeilles et paniers". Plusieurs textes mésopotamiens comme celui d’Aššur prétendent qu’il fut donné aux humains des pioches et des paniers afin que fussent cultivés les champs des Anunna. L’idée de pioches et de corbeilles dans les mains de l’humanité revient, effectivement, très souvent sur les tablettes mésopotamiennes. Nous avons relevé dans le premier tome que la racine du terme hébreu Yahvé ("Dieu") provient de l’égyptien Iaw (adoration, prière). Nous ne serons donc pas étonné de découvrir un étrange et quasi homophone égyptien qui recoupe notre découverte : Ihw(parc à bestiaux), stupéfiant, n’est-ce pas ? Pour finir sur le sujet de l’Edin, nous pouvons également relever qu’Edin en akkadien se traduit en Sêru, dont la décomposition sumérienne SÈ-RU veut dire "(où) les êtres faibles remettent les présents"…décidément, quel beau paradis ! (source : Karmapolis)

Je rajoute la page wikipedié à cet article :

Le site est une colline artificielle haute de 15 mètres pour un diamètre de 300 mètres. Celle-ci est située sur le point culminant d’une montagne allongée. Le sommet de cette colline est un point d’observation qui domine la région : on peut y voir les monts Taurus et Karaca Dağ au nord et à l’est, et, au sud, la vallée de Harran qui s’étend jusqu’en Syrie. Seule la vue ouest est restreinte par les montagnes avoisinantes. La zone exploitée par l’homme serait de 300 à 500 m² selon les estimations.

Historique moderne du site

Göbekli Tepe fut enregistré en tant que site archéologique en 1963 dans le cadre de recherches turco-américaines. Une équipe d’archéologues américains, dont Peter Benedict, remarqua plusieurs collines étranges recouvertes de milliers de silex cassés, ce qui est un signe certain d’activité humaine. Mais les scientifiques n’eurent pas le temps ou les finances pour procéder à des excavations.

Trois décennies plus tard, un berger de la région aperçut un groupe de pierres aux formes étranges sortant du sol poussiéreux. La ’redécouverte’ du site parvint aux oreilles des conservateurs du musée de la ville de Sanliurfa, à cinquante kilomètres. Les responsables du musée contactèrent le ministère approprié, qui, en retour, se mit en relation avec l’Institut Allemand d’Archéologie à Istanbul.

Fouilles

Le site fut donc l’objet de fouilles à partir de 1995, année durant laquelle le Musée de Şanlıurfa et l’Institut Allemand d’Archéologie (DAI, Berlin) commencèrent l’excavation du site. Klaus Schmidt dirigea le chantier archéologique depuis le début. En 2006, les fouilles dépendaient de l’Université de Heidelberg, l’Université de Karlsruhe, associée, s’occupant du référencement des artefacts découverts.

Le temple

Les archéologues ont alors mis au jour un sanctuaire monumental, parmi les plus anciens connus en Occident, devançant d’environ 70 siècles les plus anciennes pyramides égyptiennes. Le temple en lui-même est une colline artificielle, aux murs faits de pierres sèches non sculptées. Chaque pièce étant une construction mégalithique ronde. À ce jour, quatre enceintes dessinées par d’énormes piliers de calcaire pesant plus de 10 tonnes ont été dégagées. Selon Klaus Schmidt, "elles symbolisent des assemblées humaines, et les pierres levées, disposées en cercle, représentent des personnages stylisés". Certains indices nous laissent à penser que beaucoup de choses restent à découvrir. Au vu de la façon dont sont sculptées les pierres, la pierre était probablement extraite avec des pioches en pierre.

Il y a quelques années, Klaus Schmidt et son équipe découvrirent une pierre en forme de T, à moitié extraite d’un lit de pierre à chaux, à un kilomètre du site. Cette énorme pierre mesure 9 mètres de long et était apparemment destinée à rejoindre les autres piliers de Göbekli. « La pierre est fendue, elle a donc dû se casser », explique Schmidt, "lorsque cela est arrivé les constructeurs l’ont probablement abandonnée pour en commencer une autre".

Tout cela nous montre qu’il y a probablement d’autres pierres de cette hauteur qui n’ont pas encore été découvertes. En effet, les analyses géomagnétiques des montagnes artificielles de Göbekli Tepe indiquent qu’au moins 250 pierres supplémentaires seraient encore enfouies dans le sol.

A ce jour, quarante pierres monumentales en forme de T et atteignant 3 mètres de haut on été sorties de terre, la plupart gravées. Sur certains piliers, on peut voir de nombreux animaux finement représentés (serpents, canards, grues, taureaux, renards, lions, sangliers, vaches, scorpions, fourmis). Certaines de ces gravures ont été volontairement effacées, peut-être en préparation d’autres représentations.

Sculptures

Il y a aussi des sculptures isolées semblant être des représentations de sanglier ou de renard. Vu qu’elles sont faites d’argiles, et particulièrement craquelées, il est difficile de le déterminer. Des statues de même type ont été trouvées à Nevali Cori et Nahal Hemar. Les ateliers de sculpture ayant créé ces statues seraient situés sur le plateau lui-même, des piliers non terminés ayant été trouvés in situ. Des cuvettes en forme de bol dans la roche argileuse ont été trouvées, technique peut-être déjà utilisée pour faire de la sculpture et du mortier argileux, dans l’epipaléolithique.

Il y a aussi des formes phalliques et des motifs géométriques dans la roche, dont la datation est inconnue. Ils sont à rapprocher des cultures sumérienne et mésopotamienne, ainsi que des sites d’Asie Mineure et d’Egypte de la même époque, comme Byblos, Nemrik, Helwan et Aswad.

Analyse des sédiments

Les couches de débris accumulées au fond du lac de Van, en Anatolie, permettent de comprendre les changements de climat. Les chercheurs des Université de Potsdam et Université de Bonn y ont prélevé des carottes pour déterminer, par exemple, le nombre de diatomées, nombre qui varie selon la profondeur et donc selon l’importance des pluies. Les types de pollens piégés nous renseignent sur la couverture végétale de l’époque. Le tout a été fait en collaboration avec le Programme scientifique international de forages continentaux (ICDP), sous le nom PaleoVan - Van Lake Project.

Leur conclusion est surprenante : voici 11 500 ans, la Turquie gagne rapidement 9 degrés et se couvre de chênes, de génévriers et d’amandiers. Cet adoucissement du climat aurait pu provoquer la sédentarisation progressive de la tribu à l’origine du site.

Pratiques religieuses

Se basant sur les importantes représentations d’animaux, Schmidt indique qu’il doit s’agir d’une culture shamanique à rapprocher de la culture sumérienne et mésopotamienne. [Jsf : Si je résume le raisonnement : "il y a des animaux représentés : c’est une culture chamanique". Dans une boucherie aussi il y a des animaux représentés, ça n’en fait pas l’antre d’un shaman.] La présence de gravures de points décoratifs et de motifs géométriques, fréquents dans ces cultures, semblerait corroborer cette hypothèse. On trouve des motifs utilisant des points comme à Byblos, beaucoup de motifs identiques à Nemrik, Helwan et Aswad. On peut donc supposer des pratiques rituelles proches.

Au début des années 90, le préhistorien Jacques Cauvin avança la thèse que le développement de la religiosité a poussé les hommes à se regrouper pour vivre et célébrer les rites en société. Göbekli pourrait lui donner raison.

Göbekli Tepe et les débuts de l’agriculture

Ce site de Göbekli Tepe montre notamment que l’humanité disposait, à une époque pré-agricole, de moyens suffisants pour mettre en place un lieu de culte imposant, idée qui contredit l’hypothèse que l’agriculture aurait précédé toute érection de constructions importantes. C’est probablement l’œuvre d’une tribu de chasseur-cueilleurs.

Schmidt spécule sur le fait que le site ait joué un rôle majeur dans la transition à l’agriculture ; il suppose que l’organisation sociale nécessaire à la création de ces bâtiments a favorisé une exploitation organisée du blé.

Jsf : les céréales ont été apportées par les dieux et sont une cause probable de l’affaiblissement des populations. Les taoïstes rejettent traditionnellement les céréales. "Les céréales sont interdites parce qu’elles sont germe de mort ; elles affaiblissent l’organisme et provoquent toutes sortes de troubles. Ne suffit-il pas pour s’en convaincre d’observer l’effet qu’elles produisent sur ces êtres sains et libres qui n’en consomment ordinairement pas : « Quand les barbares mangent du riz, ils deviennent lépreux ; les chevaux ont le pied alourdi quand ils mangent du grain et les oies sauvages ont des tumeurs sur tout le corps quand par malheur elles ingèrent ce poison »."].

Autres exemples : rajoutons également que :" Le maïs est une plante domestiquée par l’homme qui n’est pas présente à l’état sauvage ; il existe une controverse scientifique quant à son origine". (source)

"Quetzalcóatl a apporté le maïs aux ancêtres des Aztèques. Au temps du premier couple, Oxomoco et Cipactonal, des fourmis ont caché les graines de maïs à l’intérieur d’une montagne. Quetzalcóatl s’est donc transformé en fourmi pour rapporter le précieux butin aux autres dieux. Ces derniers, après l’avoir goûté, ont décidé que c’était une nourriture idéale pour les hommes."

"Manco Capac est le premier empereur légendaire des Incas. Celui-ci serait sorti du lac Titicaca avec sa sœur-épouse Mama Ocllo, envoyés par Inti (le dieu soleil, fils de Viracocha, le dieu créateur) pour apporter la civilisation aux hommes après le grand déluge qui avait tout dévasté. Selon la légende des frères Ayar, tous les Incas descendent de Manco Capac.

Ils voyagèrent jusqu’à ce que le bâton magique (un sceptre) en or de Manco s’enfonce dans la terre pour leur désigner le lieu où s’établir. C’est là qu’ils fondèrent la première ville inca qui deviendra Cuzco, c’est-à-dire le « nombril du monde » en langue quechua. Manco Capac enseigna alors aux hommes l’agriculture et l’artisanat et Mama Ocllo enseigna aux femmes l’art du tissage."

En Chine, il y a eu Fuxi. Cf aussi l’Auguste Shennong. (Noter que la mythologie chinoise vient de l’Est, avec les Tokhariens. On peut faire de nombreux rapprochements, avec les Hittites et les celtes par exemple.)

"Selon le Baihu tongyi (白虎通义) de Ban Gu, à l’origine, les êtres humains vivaient sans règles morales et ignoraient qui était leur père [= ils étaient libres]. Vêtus de peaux de bêtes, ils se nourrissaient à la façon des animaux, se mettant en chasse lorsqu’ils avaient faim, consommant la peau, la fourrure et le sang de leurs proies, ou en abandonnant les restes, incapables de les conserver. Après avoir scruté le ciel et la terre, Fuxi instaura le mariage, détermina les mutations des cinq éléments, créa les lois et les huit trigrammes.

Il enseigna aux hommes les méthodes de cuisson, la chasse, la pêche, les armes de métal, le premier sacrifice au ciel. "

Göbekli Tepe répond peut être également à la question : « Pourquoi l’homme n’a pas inventé l’agriculture avant ? ». Des recherches annoncent que les débuts de l’agriculture furent associés à une baisse de la qualité alimentaire. Ce ne fut que lorsqu’on qu’on créa des « potagers religieux » pionnier pour raison religieuse, que les sélections et techniques de plantations s’améliorèrent, permettant l’émergence d’une agriculture nourricière. Ce bon religieux n’aurait apparut qu’en 10.000BC, en Anatolie.

Göbekli Tepe étant situé dans la région de Turquie surnommée le Croissant fertile, probablement le lieu d’origine de l’Engrain (variante du blé), première céréale utilisée par l’homme.

Cela dit, aucune trace de plantes ou d’animaux domestiqués n’a été trouvée. On n’a pas plus retrouvé d’habitations durables, en pierre. Ainsi donc, cette transition reste encore aujourd’hui une hypothèse. Pourtant, on a retrouvé, ensevelis à 4 m de profondeur, c’est-à-dire datant de la même période que les temples, des outils, comme des racloirs, des pointes de flèches, des os d’animaux (gazelles, lièvres), des graines sauvages et du bois carbonisé. Cela prouve avec les silex retrouvés, une présence humaine durable. Cela conforte l’idée que les hommes de Göbekli se nourrissaient de gibiers, de plantes et de fruits qu’ils cueillaient et chassaient, sans être éleveurs ou fermiers.


Forum

  • Ces pierres mystérieuses témoignent-elles du site du Jardin d’Eden ?
    14 août 2009, par mijukal
    Bon article, cependant le fait que l’on retrouve du bâti environ 13000 ans avant nôtre ère ne m’étonne pas. Il n’existe pas de choronologie certaine et établie, l’archéologie tout comme l’histoire est une science en constante remise en cause. Les découvertes récentes bousculent donc les idées auparavant acceptées mais ceci n’a absolument rien de surnaturel. Tout ne peut pas être découvert d’un seul coup.
  • Ces pierres mystérieuses témoignent-elles du site du Jardin d’Eden ?
    6 mars 2009, par M.

    Jsf : les céréales ont été apportées par les dieux et sont une cause probable de l’affaiblissement des populations. Les taoïstes rejettent traditionnellement les céréales. "Les céréales sont interdites parce qu’elles sont germe de mort ; elles affaiblissent l’organisme et provoquent toutes sortes de troubles. Ne suffit-il pas pour s’en convaincre d’observer l’effet qu’elles produisent sur ces êtres sains et libres qui n’en consomment ordinairement pas : « Quand les barbares mangent du riz, ils deviennent lépreux ; les chevaux ont le pied alourdi quand ils mangent du grain et les oies sauvages ont des tumeurs sur tout le corps quand par malheur elles ingèrent ce poison »."].

    Excellent ! CF. Nietzsche dans le Gai Savoir : la diffusion du bouddhisme -non son origine- dépend essentiellement de l’excès et de la quasi exclusive consommation de riz chez les Indiens, cause d’une perte générale de vigueur.

    • Ces pierres mystérieuses témoignent-elles du site du Jardin d’Eden ?
      6 mars 2009, par Jsf
      Citer Nietzsche ne peut en rien constituer une ’preuve’ scientifique dans ce domaine... peut-être aurais-tu d’autres sources à nous montrer ? Je suis sûr pourtant qu’il y a beaucoup plus à découvrir mais je ne sais pas où chercher, peut-être chez Éliade, je vais voir...
    • Ces pierres mystérieuses témoignent-elles du site du Jardin d’Eden ?
      6 mars 2009, par M.
      Non, bien évidemment, mais Nietzsche avait remarquable intuition, surtout dans sa veine "physiologiste". Quoi qu’il en soit, je doute qu’aucune "preuve scientifique" ne vienne appuyer ce régime un peu particulier, mais je fouillerai. Je n’écarterais d’ailleurs pas, pour cette question, l’hypothèse du """complot""""/devoir-de-réserve, tant la prédominance des céréales dans nos comportements alimentaires conduirait à un désastre planétaire, si la nocivité de cette subsistance était scientifique+médiatiquement avérée.
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