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Naomi Klein - "The Shock Doctrine - The Rise of Disaster Capitalism"
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Envoyer par courrieldimanche 11 novembre 2007 par NewsOfTomorrow
Naomi Klein : « Je ne vois guère de différence entre les doctrine de l’école de Chicago et la plateforme de Bush. »
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« Un livre bourré de dynamite intellectuelle », promettait un de ses plus ardents défenseurs. The Shock Doctrine - The Rise of Disaster Capitalism de Naomi Klein est plutôt une bombe, placée tout juste au pied de la statue de la Liberté. « Mon essai ne fait que gratter la surface d’un immense fléau », a-t-elle lancé hier avec sa verve habituelle à la foule nombreuse et déjà conquise venue l’entendre à l’hôtel Reine Elizabeth.
Invitée à prononcer une conférence dans le cadre du congrès de la Latin America Studies Association (LASA), Naomi Klein a répété à l’assemblée qu’elle avait identifié le coupable de la plupart des maux des pays latino-américains, entre autres, depuis les 40 dernières années : Milton Friedman et ses Chicago boys. Dans les années 70, ces 25 économiste chiliens, formés à l’Université catholique du Chili puis à Chicago, avaient publié un manifeste prônant des politiques néolibérales appelant à la privatisation, au même moment du renversement du régime socialiste et de la prise du pouvoir par Pinochet.
L’ancienne journaliste du Toronto Star dénonce avec véhémence le fait que les régimes socialistes en Amérique latine ont subi des coups d’État successifs qui, selon elle, découlent aussi de l’influence pernicieuse des Chicago boys. En écorchant au passage Margaret Thatcher, « qui aurait étudié à cette même école », elle établit un lien entre la faible popularité de la « Dame de fer » — elle n’aurait eu que 25 % de la faveur populaire au début de son mandat, en 1980 — et sa remontée spectaculaire dans les sondages après avoir lancé, en 1982, un assaut contre l’Argentine pour récupérer les îles Malouines.
Le postulat de Naomi Klein ? Plusieurs sociétés affaiblies par des catastrophes naturelles, des guerres ou d’autres traumatismes sont délibérément exploitées par des « prédateurs capitalistes » qui profitent de cette dislocation pour favoriser leur propre développement économique.
Katrina, le tsunami et les autres
Qu’ont en commun l’ouragan Katrina qui a ravagé La Nouvelle-Orléans, la guerre en Irak, l’ère postcommuniste en Pologne et le massacre de la place Tiananmen ? Ce sont tous des événements issus du « capitalisme du désastre », concept central de l’oeuvre de l’auteur de 37 ans. Selon elle, les États touchés par ces situations déstabilisantes auraient tous subi un choc comparable beaucoup plus dévastateur : celui provoqué par « le capitalisme insidieux » qui s’insère dans la reconstruction ou la période post-traumatique. Le cas récent du tsunami qui a dévasté les côtes de plusieurs pays du Sud-Est asiatique serait symbolique. « Quatre jours après le tsunami, les corps n’étaient pas enterrés que, déjà, les effets d’un plus grand choc se faisaient sentir. On a emmené des centaines de milliers de personnes à l’intérieur des terres dans des camps de réfugiés qui étaient patrouillés par des militaires », raconte Mme Klein, qui est allée sur place constater les dégâts. Elle a évoqué un troisième « choc » après celui du tsunami lui-même et celui du transfert des réfugiés, qui a consisté en la reprise du contrôle économique par les grandes chaînes d’hôtels, qui avaient tout reconstruit trois mois plus tard. « Ces gens n’ont pas été frappés par des catastrophes naturelles ou des ouragans de force 5, ils ont subi des chocs causés par le néolibéralisme. Dans la plupart des cas, ce n’est pas la faute de dame Nature, c’est celle de la faillite de l’État et de ceux qui en profitent, comme le FMI, la Banque mondiale et le département d’État américain », affirme Mme Klein, qui a aussi coréalisé le film The Take sur les déboires des Argentins après la crise économique de 2001.
Elle l’a affirmé sans équivoque : ce sont les attaques du 11 septembre 2001 qui l’ont poussée à écrire. Le vase débordait. Elle a eu envie d’écrire sur ce changement rapide qui s’opérait au sein de la société américaine et sur la justification des nouvelles politiques guerrières du président états-unien. « Je ne vois guère de différence entre les doctrine de l’école de Chicago et la plateforme politique de George W. Bush en 2000 », a-t-elle soutenu.
Mais son analyse va beaucoup plus loin. En plus de passer au tordeur les Chicago boys des années 70, elle établit un lien direct entre les expériences scientifiques de lavage de cerveaux menées dans les années 50 par l’États-Unien Ewen Cameron, psychiatre de l’université McGill, et les exactions qu’ont subies des prisonniers dans les prisons de Guantánamo et d’Abou Ghraïb. Le Dr Cameron avait été recruté par la CIA pour mener à Montréal des expériences jugées potentiellement trop dangereuses pour être effectuées sur des citoyens américains.
Après No Logo, un essai très critique de la société de consommation publié il y a sept ans, The Shock Doctrine, avec ses 544 pages (sans compter les notes de bas de page), s’avère beaucoup plus costaud et plus étoffé. « Une histoire alternative », suggère l’auteur, qui s’évertue ainsi tout au long de son essai à détruire le « principe fondamental si cher à l’histoire officielle, à savoir que le triomphe du capitalisme déréglementé est issu de la liberté et qu’il va de pair avec la démocratie ».
Si la connaissance, c’est le pouvoir, Naomi Klein espère avant tout que son livre contribuera à éveiller les consciences. « Comprendre et se rappeler l’histoire est la meilleure façon de résister aux chocs », croit-elle. En déclarant la guerre à des personnalités américaines influentes telles l’économiste Jeffrey Sachs, Naomi Klein avance-t-elle en terrain miné ? Peut-être. Cela n’empêche pas ses admirateurs de louer le courage de cette femme qui, à elle seule, s’en prend à l’empire plus puissant de la planète : les États-Unis d’Amérique. Aidée de son mari et de quatre avocats, qui ont relu son ouvrage et vérifié ses sources, Naomi Klein est blindée. Pendant que son livre se vend et que ses idées se répandent comme une traînée de poudre, elle dit attendre la contre-attaque.
The Shock Doctrine sur wikipedia[1] :
Le troisième livre de Naomi Klein, The Shock Doctrine : The Rise of Disaster Capitalism, commence par traiter du manuel de torture the Kubark CounterIntelligence Interrogation handbook de la CIA qui décrit différentes manières d’amener un prisonier à régresser jusqu’à un état infantile, ce que Naomi Klein appelle un choc psychologique. Ce choc est utilisé comme une métaphore à travers le livre pour toutes les crises - désastres naturels, guerres, attaques terroristes - qui, grâce au choc psychologique, permet la réalisation autrement impossible de réformes économiques majeures.
Une critique de Milton Friedman de l’école de Chicago est analysée notamment à travers l’Indonésie de Suharto de 1965, le coup d’état de Pinochet au Chili en 1973, jusqu’aux évènements contemporains.
La critique des privatisations massives actuelles de l’économie Iraquienne sous l’autorité provisoire de la coalition forme une version étendue de l’article original de Klein essay Baghdad : Year Zero paru dans le journal Harper’s Weekly. Elle y avance que les États-Unis ont profité du vide gouvernemental en Irak pour instaurer un système économique extrêmement libéral et pour céder à Shell et BP les vastes réserves pétrolières du pays.
L’armée américaine est également pointée du doigt pour son outsourcing de la « Guerre contre la Terreur » à Halliburton et Blackwater USA avec des conséquences néfastes pour les habitants irakiens. Les autorités de la Nouvelle Orléans sont également accusés d’avoir utilisé le traumatisme post-tsunami pour réaliser des réformes importantes dans les services publics, comme la fermeture définitive d’hôpitaux, de logements sociaux et d’écoles.
Naomi Klein évoque l’émergence d’une nouvelle économie : l’économie de la sécurité et des situations de crise qui dépasserait en importance l’industrie du cinéma ou de la musique.
Dans son troisième livre "The Shock Doctrine" , la journaliste canadienne, proche des idées de Noam Chomsky, Naomi Klein s’attaque après la ’Tyrannie des marques’ , sujet central de son best-seller "no logo", à cette nouvelle économie qui a vu le jour depuis septembre 2001 : l’économie de la sécurité et des situations de crise qui dépasse en importance celle Hollywood ou de l’entertainement en général, une économie basée sur la peur pour mieux faire passer des réformes inacceptables, pour des intérêts plus financier que démocratique.
Le troisième livre de Naomi Klein en collaboration avec Alfonso Cuarón , The Shock Doctrine : The Rise of Disaster Capitalism, débute par la description du manuel de torture "the Kubark Counter Intelligence Interrogation handbook" de la CIA qui décrit diverses façon d’amener un prisonnier à régresser mentalement via un choc psychologique.
Ce choc est une métaphore des crises comme les désastres naturels, guerres, attaques terroristes dont nous sommes chaque jours de plus en plus assommés par les médias des corporations et gouvernement, qui ont pour objectif de créer un choc psychologique permettant des réformes sécuritaires économiques autrement impossible dans nos Etats modernes et démocratiques.
"The Shock Doctrine" est aussi une brillante critique des doctrines économiques de Milton Friedman de l’école de Chicago est analysée à travers un cas pratique : l’Indonésie de Suharto de 1965, le coup d’état de Pinochet au Chili en 1973 avec l’aide de la CIA, jusqu’aux évènements récents.
cette doctrine du choc est révélatrice du manque de légitimité de l’entreprise friedmanienne. S’il est nécessaire de profiter de l’état de panique ou du traumatisme d’une population pour imposer une politique de démantèlement des services sociaux, de privatisation des services publics, de fiscalité en faveur des riches et de suppression du contrôle sur les conditions de travail, de précarisation de nombreuses personnes, c’est parce que de telles mesures sont impopulaires. Le néolibéralisme ne peut s’imposer qu’au mépris de la démocratie et de la souveraineté. En utilisant le choc.
Selon, cette brillante journaliste Canadienne les Etats-Unis ont profité de la situation de non droit en Irak pour instaurer un système économique extrêmement libéral et pour céder à Shell et BP les vastes réserves pétrolières du pays.
Dans ce Chocs et capitalisme du désastre sont également accusés les autorités de la Nouvelle Orléans pour avoir utilisé le traumatisme post-Katrina pour réaliser des réformes importantes dans les services publics, comme la fermeture des services publics (’hôpitaux, ’écoles,transports).
Si vous avez vu le film The Corporation, lu Noam Chomsky du MIT ou adoré "No logo" ou les articles de Naomi Klein.... ce bouquin risque de vous scotcher. Un éclairage intéressant sur le monde actuel, les collusions entre les intérêts économiques et financiers et les gouvernements qui encourage cette politique basé sur la peur pour contrôler certaines libertés publiques fondamentales du citoyen lambda et légitimer un flicage Orwelien des populations des Etats "démocratiques". louvrage est sorti le 18 septembre 2007, outre-atlantique, mais bien sûr avec "internet" des traductions "illégales" circulent, mais par respect du Copyright, mieux vaut attendre la traduction officielle...
Ci-dessous le script français de la vidéo
"la traduction pour sous-titrage en français du court-métrage "La doctrine du choc" Vous pouvez l’utiliser librement à condition de citer la traductrice et de ne pas l’utiliser commercialement" (note de la traductrice en réponse à l’article
La doctrine du Choc / La psychiatrie triomphe ! / Les années 40 ont été une décennie de découvertes et de développement en médecine et en psychiatrie. / Les scientifiques ont développé une nouvelle technologie, / pour soigner les adultes atteints de maladies mentales. / En utilisant les électrochocs, / les cerveaux des patients sont nettoyés, / leur donnant l’opportunité d’un nouveau départ. / C’est sur cette page blanche / que les physiciens impriment une nouvelle et saine personnalité.
Nous créons les gens, en les choquant jusqu’à l’obéissance. / Ceci est l’histoire d’une idée puissante. / Dans les années 50 cela a attiré l’attention de la C.I.A. / L’agence a commencé une série d’expériences / et en a tiré un manuel secret / sur comment réduire les prisonniers. / La clé était d’utiliser le choc / pour réduire des adultes à l’état mental d’enfants. /
Le récit suivant est extrait des manuels d’interrogatoires de la C.I.A. de 1963 et 1983 : / Une hypothèse fondamentale de ce manuel / est que ces techniques sont par essence des méthodes pour réduire la personnalité. / Il existe un intervalle, qui peut être très bref, / de suspension de la vivacité, / une espèce de choc psychologique ou paralysie. / Les experts en interrogatoires reconnaissent cet effet lorsqu’il se produit, / et ils savent qu’à ce moment là, la « source » est beaucoup plus ouverte à la suggestion, / beaucoup plus disposée à obéir qu’elle ne l’était avant d’expérimenter le choc. /
Mais ces techniques ne fonctionnent pas uniquement sur les individus. / Elles peuvent fonctionner sur des sociétés entières. / Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d’Etat, / une catastrophe naturelle, une attaque terroriste, / nous plonge à tous en état de choc. / Résultat : / comme les prisonniers dans la salle d’interrogatoire, / nous aussi devenons comme des enfants, / et nous sommes enclins à suivre les leaders / qui clament qu’ils vont nous protéger. /
Il y a une personne qui a compris ce phénomène dès le début, / ce fut le plus grand économiste de notre époque : / Milton Friedman. / Friedman croyait à une vision radicale de la société / où le profit et le marché régiraient tous les aspects de la vie : / de l’école à la santé, / et même l’armée. / Il appela à l’abolition de toutes les protections commerciales, / à la dérégulation de tous les prix, / et à l’élimination des services gouvernementaux. / Ces idées ont toujours été extrêmement impopulaires, / ce qui est compréhensible / puisqu’elles ont provoqué des vagues de chômage, de montée des prix, / et ont précarisé la vie de millions de personnes. / Incapables de mettre en œuvre leurs réformes démocratiquement, / Friedman et ses disciples ont recouru au pouvoir du choc. /
Le sujet doit être réveillé violemment, / et être immédiatement aveuglé et menotté. / Au moment de cette arrestation, / la plupart des sujets ressentent un intense sentiment de choc, / d’insécurité et de stress psychologique. / L’idée est d’éviter que le sujet se relaxe / et se récupère du choc. / Friedman a compris que, de la même manière que les prisonniers sont radoucis par le choc de leur capture, / les désastres massifs pouvaient servir à nous radoucir pour mener à bien sa croisade radicale de « libre marché ». / Il conseilla aux politiciens / d’imposer toutes les politiques douloureuses en même temps, / juste après une crise, avant que les gens n’aient eu le temps de s’en remettre. / Il appela cette méthode « le traitement économique du choc ». / Je l’appellerai la « doctrine du choc ». / Regardez à deux fois les événements emblématiques de notre époque, / et vous verrez la logique qui opère derrière nombre de ceux-ci. / Ceci est l’histoire secrète du « libre marché ». / Il n’est pas né dans la liberté et la démocratie, / il est né du choc. /
Coups d’Etats / Chili 1973 / réduction des dépenses publiques 50% / 50 000 torturés / 80 000 personnes emprisonnées / augmentation du revenu des riches 83% / 45% de la population dans la pauvreté. / Guerres / Malouines 1982 / La popularité de Thatcher a doublé / 910 personnes sont mortes / Elle a privatisé le gaz, les compagnies aériennes, le téléphone. / Le chômage a triplé / des milliers de blessés / Elle déclare la guerre aux syndicats / 100% d’augmentation du nombre de pauvres. / Massacres / Chine 1989 / des centaines de tués / des milliers de personnes emprisonnées et torturées / La chine devient la boutique « tout à 1€ » du monde / La Chine embrasse le capitalisme de « libre marché » / salaire en usine 1$/jour. / Russie 1993 / Yeltsin attaque le Parlement, des centaines de tués / l’opposition est arrêtée. / 17 nouveaux milliardaires apparaissent / 72 millions de personnes appauvries. / Attaques terroristes / New York 2001/ L’attaque lance la « guerre à la terreur » elle est privatisée. / Les agences de renseignement US sous-traitent 70% de leur budget / Le Ministère de l’Intérieur dépense 130 milliards payés au privé / Le Pentagone augmente son budget pour payer des services privés pour 137 milliards de $/an. / Invasions / Iraq 2003 / La guerre la plus privatisée de l’histoire moderne./ Les USA décrètent que 200 entreprises iraquiennes seront privatisées./ des centaines de milliers de tués/ 4 millions de déplacés./ Catastrophes naturelles / Sri Lanka 2004 / 35 000 morts / la côte est « reprise » par les hôtels et l’industrie / près d’un million de déplacés / On interdit aux pêcheurs de reconstruire leur maison au bord de la mer / Seule une crise, /réelle ou perçue, /produit un changement véritable./ Milton Friedman./ Seule une crise, /réelle ou perçue, /produit un changement véritable./ Milton Friedman./ Crise/ changement/
L’isolement, physique et psychologique / doit être maintenu dès le moment de la détention. / La capacité de résistance est diminuée par la désorientation. / On doit maintenir les prisonniers tout le temps silencieux. / On ne doit jamais leur permettre de se parler. /
J’ai appris une autre chose de mon étude des états de choc. / Le choc use. / C’est par définition un état temporaire/ et la meilleure manière de ne pas se perdre pour résister au choc / est de savoir ce qui vous arrive / et pourquoi. /
L’information est la résistance au choc, armez-vous !/
La doctrine du choc La montée du désastre capitaliste Par Naomi Klein www.shockdoctrine.com/
Un film de Alfonso Cuaron & Naomi Klein/ Traduction pour sous-titrage : Catherine ARNAUD cathy@ras.eu.org /
[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Naomi_Klein
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